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Déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir : formulaire Cerfa, calcul et fiscalité

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir est une étape essentielle lors de la vente d’un terrain constructible en France. Lorsqu’un propriétaire vend un terrain à un prix supérieur à son prix d’acquisition, il peut réaliser une plus-value immobilière soumise à l’impôt et aux prélèvements sociaux, sauf en cas d’exonération prévue par la loi.

Dans la majorité des transactions, le notaire se charge du calcul de la plus-value, du remplissage du formulaire Cerfa correspondant et du versement de l’impôt auprès de l’administration fiscale. Toutefois, il est important de comprendre les règles applicables afin d’anticiper le montant de l’imposition, de vérifier les calculs et de connaître les éventuelles exonérations.

Déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir formulaire Cerfa, calcul et fiscalité

Sommaire


Qu’est-ce que la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir ?

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir est un document fiscal permettant de déclarer à l’administration la plus-value réalisée lors de la vente d’un terrain constructible.

Cette déclaration est généralement établie par le notaire au moment de la signature de l’acte authentique de vente. Elle sert notamment à :

  • calculer la plus-value imposable ;
  • appliquer les éventuels abattements pour durée de détention ;
  • vérifier les exonérations prévues par la législation ;
  • déterminer le montant de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux ;
  • transmettre les informations à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).

Le formulaire utilisé dépend de la nature de la cession, mais le principal document est le Cerfa 2048-IMM-SD, consacré aux plus-values immobilières.


Qu’est-ce qu’un terrain à bâtir ?

Au sens fiscal, un terrain à bâtir est un terrain pouvant accueillir une construction conformément aux règles d’urbanisme en vigueur.

Il peut notamment s’agir :

  • d’un terrain situé en zone constructible du plan local d’urbanisme (PLU) ;
  • d’une parcelle bénéficiant d’un certificat d’urbanisme favorable ;
  • d’un terrain viabilisé ou non viabilisé destiné à recevoir une construction.

Le caractère constructible constitue un élément déterminant, car il influence directement la valeur du bien et, par conséquent, la plus-value susceptible d’être réalisée lors de la vente.


Pourquoi cette déclaration est-elle obligatoire ?

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir permet à l’administration fiscale de vérifier que les règles d’imposition sont correctement appliquées.

Elle poursuit plusieurs objectifs :

  • identifier le vendeur ;
  • déterminer précisément le bien vendu ;
  • calculer le prix de cession ;
  • vérifier le prix d’acquisition ;
  • appliquer les frais déductibles ;
  • calculer la plus-value nette imposable ;
  • liquider l’impôt correspondant.

Sans cette déclaration, la vente ne peut généralement pas être finalisée dans les conditions normales prévues par la réglementation fiscale.


Qui est concerné par la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir ?

Plusieurs catégories de vendeurs peuvent être concernées.

Les particuliers

Les particuliers représentent la majorité des personnes soumises à cette déclaration lorsqu’ils vendent un terrain constructible appartenant à leur patrimoine privé.

Les indivisions

Lorsque plusieurs personnes possèdent un terrain en indivision, chaque indivisaire est imposé sur sa quote-part de la plus-value.

Les successions

Les héritiers qui vendent un terrain reçu par succession peuvent également être concernés.

Le prix d’acquisition retenu sera alors déterminé selon les règles applicables aux successions.

Les donations

Lorsqu’un terrain provient d’une donation, certaines règles particulières permettent de déterminer le prix d’acquisition servant au calcul de la plus-value.


Quels terrains sont concernés ?

La déclaration concerne principalement :

  • les terrains nus constructibles ;
  • les parcelles destinées à accueillir une maison individuelle ;
  • les terrains destinés à une promotion immobilière ;
  • les terrains vendus à un lotisseur ;
  • les terrains issus d’une division parcellaire.

En revanche, certains terrains agricoles ou non constructibles relèvent d’un régime différent.


Le rôle du notaire dans la déclaration

Dans la très grande majorité des ventes, le vendeur n’effectue pas lui-même la déclaration.

Le notaire intervient pour :

  • vérifier les titres de propriété ;
  • déterminer le prix d’acquisition ;
  • calculer la plus-value ;
  • appliquer les exonérations éventuelles ;
  • compléter le formulaire Cerfa ;
  • prélever l’impôt ;
  • reverser les sommes dues à l’administration fiscale.

Cette intervention garantit la sécurité juridique et fiscale de la transaction.


Comment fonctionne la plus-value immobilière ?

La plus-value correspond au gain réalisé entre le prix d’achat du terrain et son prix de vente.

Le principe est relativement simple :

Prix de vente − Prix d’acquisition = Plus-value brute

Cependant, la réalité est plus complexe puisque plusieurs éléments viennent modifier ce calcul.

Peuvent notamment être pris en compte :

  • certains frais d’acquisition ;
  • les frais de notaire selon les règles applicables ;
  • certaines dépenses de travaux lorsqu’elles sont admises fiscalement ;
  • les indemnités liées à la vente ;
  • les frais directement supportés pour réaliser la cession.

Une fois ces éléments intégrés, on obtient la plus-value nette, qui servira de base au calcul de l’impôt.


Les principaux éléments entrant dans le calcul

Le calcul de la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir repose sur plusieurs données essentielles.

Le prix de cession

Il s’agit du prix réellement inscrit dans l’acte de vente.

Certaines charges supportées par l’acquéreur peuvent également être ajoutées selon les règles fiscales.

Le prix d’acquisition

Le prix retenu correspond généralement :

  • au prix figurant dans l’acte d’achat ;
  • à la valeur déclarée lors d’une succession ;
  • à la valeur retenue lors d’une donation.

Les frais d’acquisition

Sous certaines conditions, ils peuvent être retenus :

  • pour leur montant réel lorsqu’ils sont justifiés ;
  • ou selon un forfait prévu par la réglementation lorsqu’il est applicable.

Une fiscalité spécifique aux plus-values immobilières

La fiscalité applicable aux terrains à bâtir relève du régime général des plus-values immobilières des particuliers.

L’imposition comprend généralement :

  • l’impôt sur le revenu ;
  • les prélèvements sociaux.

Lorsque la plus-value est importante, une taxe supplémentaire peut également s’appliquer dans certains cas prévus par les textes.

Des abattements pour durée de détention réduisent progressivement la base imposable jusqu’à conduire, selon la durée de conservation du bien et les règles en vigueur, à une exonération totale.


Pourquoi bien préparer son dossier ?

Un dossier complet facilite le travail du notaire et limite le risque d’erreur.

Il est conseillé de conserver :

  • l’acte d’acquisition ;
  • les justificatifs des frais de notaire ;
  • les documents d’urbanisme ;
  • les éventuelles factures pouvant être prises en compte ;
  • les actes de succession ou de donation si le terrain provient d’une transmission.

Ces documents permettront d’établir un calcul fiable de la plus-value et de bénéficier, le cas échéant, des avantages fiscaux prévus par la réglementation.

Documents officiels DGFiP

Télécharger les Cerfa pour une déclaration de plus-value sur terrain à bâtir

Retrouvez les formulaires officiels utiles pour déclarer une plus-value réalisée lors de la cession d’un terrain à bâtir ou d’un bien immobilier.

Terrain à bâtir

Cerfa 2048-TAB-SD

Formulaire spécifique utilisé pour les plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir et les taxes sur certains terrains nus devenus constructibles.

Télécharger le Cerfa 2048-TAB-SD
Plus-value immobilière

Cerfa 2048-IMM-SD

Déclaration de plus-value sur les cessions d’immeubles ou de droits immobiliers, principalement pour les biens autres que les terrains à bâtir.

Télécharger le Cerfa 2048-IMM-SD
Notice officielle

Notice 2048-IMM-NOT-SD

Notice explicative officielle permettant de comprendre les règles, les cas d’exonération et les modalités de déclaration des plus-values immobilières.

Télécharger la notice
Important : pour une vente de terrain à bâtir, le formulaire le plus adapté est généralement le Cerfa 2048-TAB-SD. Le notaire se charge habituellement du calcul, du dépôt de la déclaration et du paiement de l’impôt.

Comment calculer la plus-value sur un terrain à bâtir ?

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir repose sur une formule de calcul précise.

Dans sa forme la plus simple :

Plus-value brute = Prix de vente − Prix d’acquisition corrigé

Cependant, le prix de vente comme le prix d’acquisition peuvent être ajustés selon les dispositions du Code général des impôts.

Calculer la plus-value sur terrain

Étape 1 : déterminer le prix de vente

Le prix de cession correspond au montant figurant dans l’acte authentique signé chez le notaire.

Ce prix peut être majoré ou minoré dans certaines situations.

Peuvent notamment être ajoutés

  • certaines indemnités versées au vendeur ;
  • des charges mises à la charge de l’acquéreur ;
  • des avantages directement liés à la vente.

Peuvent être déduits

  • certains frais supportés par le vendeur lorsqu’ils sont admis fiscalement ;
  • les commissions versées à une agence immobilière lorsqu’elles restent légalement déductibles ;
  • certaines dépenses directement liées à la cession.

Chaque situation est étudiée individuellement par le notaire afin d’appliquer les règles fiscales adaptées.


Étape 2 : déterminer le prix d’acquisition

Le prix d’acquisition constitue la seconde donnée essentielle.

Il correspond généralement :

  • au prix payé lors de l’achat du terrain ;
  • à la valeur retenue lors d’une succession ;
  • à la valeur déclarée lors d’une donation ;
  • à la valeur figurant dans certains actes particuliers.

Lorsque le terrain est détenu depuis de nombreuses années, le prix d’acquisition peut être relativement faible, ce qui augmente mécaniquement la plus-value.


Les frais pouvant majorer le prix d’acquisition

Afin d’éviter une imposition excessive, plusieurs dépenses peuvent être ajoutées au prix d’acquisition lorsque les conditions légales sont réunies.

Parmi les plus courantes figurent :

Les frais d’acquisition

Ils comprennent notamment :

  • les droits d’enregistrement ;
  • certains frais de notaire ;
  • certains honoraires liés à l’acquisition.

Selon les situations, ils peuvent être retenus pour leur montant réel ou selon les modalités prévues par la réglementation.

Les dépenses de travaux

Pour un terrain à bâtir, les travaux pris en compte sont beaucoup plus limités que pour une maison ou un appartement.

Certaines dépenses peuvent néanmoins être examinées lorsque la réglementation les autorise.

Le notaire vérifie toujours leur caractère déductible avant de les intégrer au calcul.


Exemple de calcul simplifié

Prenons un exemple fictif.

ÉlémentsMontant
Prix d’acquisition95 000 €
Frais retenus8 000 €
Prix d’acquisition corrigé103 000 €
Prix de vente185 000 €
Plus-value brute82 000 €

Cette plus-value brute ne correspond pas encore à la plus-value imposable.

Les abattements pour durée de détention doivent ensuite être appliqués.


Les abattements pour durée de détention

L’un des mécanismes les plus importants de la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir concerne les abattements.

Plus un propriétaire conserve son terrain longtemps, plus la part imposable diminue progressivement selon les règles applicables à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Ces deux régimes suivent des modalités distinctes.

Par conséquent :

  • la base imposable pour l’impôt sur le revenu ;
  • et celle des prélèvements sociaux

ne sont pas toujours identiques.

Au-delà d’une certaine durée de détention prévue par la loi, l’exonération peut devenir totale.


Pourquoi ces abattements existent-ils ?

Le législateur a souhaité éviter qu’un propriétaire ayant conservé un terrain pendant plusieurs décennies soit imposé comme un investisseur réalisant une opération de court terme.

Les abattements encouragent donc la détention longue.

Ils tiennent compte :

  • du temps de conservation du terrain ;
  • de la nature de la plus-value ;
  • des règles fiscales applicables à la date de la vente.

Les principales exonérations

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir ne conduit pas systématiquement au paiement d’un impôt.

Certaines ventes bénéficient d’une exonération totale ou partielle.


Exonération liée à la durée de détention

Après une durée de détention suffisamment longue, les abattements conduisent progressivement à une exonération totale selon les dispositions fiscales en vigueur.

Cette situation est relativement fréquente pour les terrains conservés pendant de nombreuses années.


Exonérations prévues par la loi

D’autres cas particuliers existent.

Selon la situation du vendeur, certaines cessions peuvent bénéficier d’un régime favorable.

Par exemple :

  • certaines opérations d’expropriation ;
  • certains remembrements ;
  • certaines opérations d’aménagement prévues par les textes ;
  • certains échanges réalisés dans des conditions particulières.

Chaque dossier doit être étudié individuellement.


Les erreurs les plus fréquentes

De nombreux vendeurs pensent que la plus-value correspond simplement à la différence entre le prix d’achat et le prix de vente.

En réalité, plusieurs erreurs reviennent régulièrement.

Oublier les frais d’acquisition

Ces frais peuvent diminuer la plus-value imposable.

Les oublier conduit parfois à payer davantage d’impôt.


Ne pas conserver les justificatifs

Sans justificatifs, certaines dépenses ne pourront pas être retenues.

Il est recommandé de conserver :

  • les actes notariés ;
  • les factures ;
  • les justificatifs des frais ;
  • les documents administratifs relatifs au terrain.

Confondre terrain constructible et terrain agricole

Le régime fiscal varie selon la nature exacte du terrain.

Le classement urbanistique constitue un élément déterminant.


Quel est le rôle du notaire dans le calcul ?

Le notaire joue un rôle central.

Il :

  • contrôle les actes ;
  • vérifie les justificatifs ;
  • applique les abattements ;
  • calcule la plus-value imposable ;
  • complète les formulaires Cerfa ;
  • prélève directement l’impôt lors de la signature.

Le vendeur bénéficie ainsi d’un accompagnement sécurisé tout au long de la transaction.


Peut-on estimer la plus-value avant la vente ?

Il est même conseillé d’effectuer une simulation avant de signer un compromis de vente.

Cette estimation permet notamment :

  • d’anticiper le montant de l’impôt ;
  • de mesurer l’impact des abattements ;
  • de préparer les justificatifs nécessaires ;
  • d’éviter les mauvaises surprises lors de la signature.

Une simulation préalable facilite également les négociations avec l’acquéreur lorsque plusieurs scénarios sont envisageables.


Les documents à préparer avant la signature

Pour simplifier le travail du notaire, il est recommandé de réunir dès le début :

  • l’acte d’acquisition du terrain ;
  • les références cadastrales ;
  • les justificatifs des frais d’acquisition ;
  • les documents relatifs aux éventuelles divisions parcellaires ;
  • les certificats d’urbanisme disponibles ;
  • les actes de donation ou de succession si le terrain provient d’une transmission ;
  • tout document susceptible d’influencer le calcul de la plus-value.

Une préparation rigoureuse permet de sécuriser la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir et de limiter les risques d’erreur.


Quels formulaires Cerfa utiliser ?

La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir repose principalement sur plusieurs formulaires publiés par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).

Selon la nature de la vente, le notaire sélectionne le formulaire adapté.

Cerfa n°2048-IMM-SD

Il s’agit du formulaire principal utilisé pour déclarer la plupart des plus-values immobilières réalisées par les particuliers.

Il permet notamment de :

  • identifier le vendeur ;
  • décrire le bien vendu ;
  • calculer la plus-value brute ;
  • appliquer les majorations autorisées ;
  • calculer les abattements ;
  • déterminer la plus-value imposable ;
  • calculer l’impôt dû.

C’est le document le plus fréquemment utilisé lors de la vente d’un terrain à bâtir.


Les formulaires complémentaires

Selon la situation, d’autres imprimés peuvent être nécessaires :

FormulaireUtilité
Cerfa 2048-IMM-SDDéclaration principale de la plus-value immobilière
Cerfa 2048-M-SDSituations particulières prévues par la réglementation
Cerfa 2048-TAB-SDAnnexes de calcul détaillé
Annexes diversesCas spécifiques nécessitant des calculs complémentaires

Le notaire détermine automatiquement le ou les formulaires à compléter.


Les étapes de la déclaration

La procédure est relativement simple pour le vendeur.

1. Signature du compromis

Le vendeur et l’acquéreur signent un compromis ou une promesse de vente.

Le notaire commence alors à rassembler les éléments nécessaires au calcul.


2. Vérification des documents

Le notaire examine notamment :

  • l’acte d’acquisition ;
  • les références cadastrales ;
  • les documents d’urbanisme ;
  • les justificatifs des frais d’acquisition ;
  • les actes de donation ou de succession le cas échéant.

3. Calcul de la plus-value

Le notaire :

  • détermine le prix d’acquisition ;
  • calcule le prix de cession retenu ;
  • applique les frais déductibles ;
  • vérifie les éventuelles exonérations ;
  • calcule la plus-value imposable.

4. Calcul des impôts

Lorsque la vente est imposable, le notaire calcule :

  • l’impôt sur le revenu ;
  • les prélèvements sociaux ;
  • l’éventuelle taxe sur les plus-values immobilières élevées lorsqu’elle est applicable.

5. Paiement de l’impôt

L’impôt est directement prélevé lors de la signature de l’acte authentique.

Le vendeur n’a généralement aucune démarche complémentaire à effectuer auprès de l’administration fiscale.


6. Transmission à la DGFiP

Le notaire transmet ensuite :

  • la déclaration Cerfa ;
  • les calculs ;
  • le paiement correspondant.

La procédure est alors terminée.


Les documents à conserver

Même après la vente, il est recommandé de conserver :

  • l’acte de vente ;
  • l’acte d’acquisition ;
  • les justificatifs des frais ;
  • les documents cadastraux ;
  • les éventuelles factures retenues dans le calcul ;
  • la copie de la déclaration de plus-value.

Ces documents pourront être utiles en cas de contrôle fiscal ou pour répondre à une demande d’information.


Les erreurs les plus fréquentes

Certaines erreurs peuvent entraîner un redressement fiscal ou un retard dans le traitement du dossier.

Parmi les plus courantes :

Ne pas retrouver le prix d’acquisition

Sans l’acte d’origine, le calcul devient plus complexe.

Il est conseillé de conserver tous les actes notariés.


Oublier certains frais

Les frais d’acquisition admis par la réglementation peuvent diminuer la plus-value imposable.

Ne pas les prendre en compte peut conduire à une imposition plus élevée.


Fournir des justificatifs incomplets

Le notaire doit pouvoir justifier chaque montant retenu.

Des pièces manquantes retardent souvent le traitement du dossier.


Attendre le dernier moment

Préparer son dossier plusieurs semaines avant la signature permet d’éviter les oublis et de sécuriser la transaction.


Conseils pour optimiser votre dossier

Avant toute vente d’un terrain à bâtir, il est recommandé de :

  • réunir tous les actes notariés ;
  • vérifier les références cadastrales ;
  • demander un certificat d’urbanisme récent si nécessaire ;
  • conserver les justificatifs des frais ;
  • faire réaliser une estimation préalable de la plus-value ;
  • consulter votre notaire suffisamment tôt.

Une bonne préparation permet souvent de gagner du temps lors de la signature.


Tableau récapitulatif

ÉlémentDescription
Bien concernéTerrain à bâtir
DéclarationCerfa 2048-IMM-SD (principalement)
CalculPrix de vente − prix d’acquisition corrigé
AbattementsSelon la durée de détention et les règles fiscales applicables
PaiementPrélevé par le notaire
TransmissionRéalisée par le notaire auprès de la DGFiP
Démarches du vendeurFournir les justificatifs nécessaires

Pourquoi faire confiance au notaire ?

Le notaire est un acteur central de la transaction immobilière.

Son intervention permet de :

  • sécuriser juridiquement la vente ;
  • appliquer correctement les règles fiscales ;
  • éviter les erreurs de calcul ;
  • compléter les formulaires Cerfa ;
  • assurer le paiement des impôts dus.

Grâce à son expertise, le vendeur limite considérablement les risques de contentieux.


La déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir constitue une formalité incontournable lors de la vente d’un terrain constructible. Même si la procédure est largement prise en charge par le notaire, il reste indispensable de comprendre les règles de calcul, les abattements, les exonérations et les documents à fournir.

En préparant soigneusement votre dossier et en conservant tous les justificatifs liés au terrain, vous facilitez le travail du notaire et réduisez les risques d’erreur. Une bonne anticipation permet également d’estimer le coût fiscal de l’opération avant la signature définitive.


FAQ cerfa Post

FAQ

La déclaration est-elle obligatoire pour toutes les ventes de terrains à bâtir ?

Oui, lorsqu’une plus-value immobilière est susceptible d’être réalisée, une déclaration est généralement établie par le notaire, même si une exonération s’applique.


Quel formulaire Cerfa faut-il utiliser ?

Le formulaire principal est le Cerfa n°2048-IMM-SD. Selon la situation, des annexes ou formulaires complémentaires peuvent être nécessaires.


Dois-je remplir moi-même le Cerfa ?

Dans la majorité des ventes, non. Le notaire prépare, complète et transmet la déclaration pour le compte du vendeur.


Comment réduire le montant de la plus-value imposable ?

La réglementation prévoit notamment des majorations du prix d’acquisition, des abattements pour durée de détention et certaines exonérations. Le notaire applique les dispositions correspondant à votre situation.


Quand l’impôt est-il payé ?

L’impôt est généralement prélevé directement par le notaire au moment de la signature de l’acte authentique de vente.


Quels documents faut-il conserver après la vente ?

Il est conseillé de conserver les actes notariés, les justificatifs des frais, les documents cadastraux, les certificats d’urbanisme utiles et une copie de la déclaration de plus-value.


Pour garantir la fiabilité de votre article sur la déclaration de plus-value sur les cessions de terrains à bâtir, appuyez-vous sur les références officielles suivantes :

  1. Impots.gouv.fr – Formulaire Cerfa n°2048-IMM-SD
    Déclaration des plus-values immobilières sur les cessions d’immeubles ou de droits immobiliers.
  2. Impots.gouv.fr – Formulaire Cerfa n°2048-TAB-SD (Terrains à bâtir)
    Formulaire spécifique relatif aux cessions de terrains à bâtir et aux taxes sur les terrains nus devenus constructibles.
  3. Impots.gouv.fr – Plus-values imposées
    Présentation des règles d’imposition, des abattements pour durée de détention et des formulaires de déclaration.
  4. Impots.gouv.fr – Je vends mon bien immobilier, vais-je payer de la plus-value immobilière ?
    Explications sur le calcul de la plus-value, les exonérations et les modalités d’imposition.
  5. Impots.gouv.fr – Plus-values exonérées
    Liste des principales exonérations prévues par la réglementation fiscale.
  6. BOFiP-Impôts – Détermination de la plus-value brute (prix d’acquisition et frais)
    Documentation officielle détaillant les règles de calcul du prix d’acquisition, les frais et dépenses pouvant majorer ce prix.
  7. BOFiP-Impôts – Obligations déclaratives des plus-values immobilières
    Commentaires administratifs sur les déclarations, les formulaires Cerfa et les modalités de dépôt.
  8. Service-Public.fr – Déclaration de plus-value (Cerfa 2048-IMM-SD)
    Fiche pratique officielle renvoyant vers le formulaire Cerfa et ses conditions d’utilisation.
  9. Legifrance – Code général des impôts (plus-values immobilières)
    Texte officiel des dispositions législatives applicables aux plus-values immobilières.

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