Les exploitants agricoles soumis au régime réel simplifié d’imposition doivent produire chaque année une liasse fiscale composée de plusieurs formulaires destinés à présenter leur situation comptable et fiscale. Parmi ces documents figure le formulaire 2139-E-SD, également appelé relevé des provisions et des crédits d’impôt.
Bien qu’il soit moins connu que la déclaration de résultat 2139-SD ou que le bilan simplifié 2139-A-SD, ce formulaire joue un rôle essentiel. Il permet de recenser les provisions comptables constituées au cours de l’exercice, de suivre leur évolution et de déclarer certains crédits d’impôt auxquels l’exploitation agricole peut prétendre. Ces informations sont indispensables pour assurer la cohérence de la liasse fiscale et le calcul correct du résultat imposable.
Une erreur dans la déclaration des provisions ou des crédits d’impôt peut entraîner un redressement fiscal, la remise en cause d’un avantage fiscal ou des demandes de justification de la part de l’administration. Il est donc indispensable de comprendre le fonctionnement du Cerfa 2139-E-SD avant de compléter sa déclaration.

Sommaire
Qu’est-ce que le formulaire 2139-E-SD ?
Le formulaire 2139-E-SD constitue une annexe de la liasse fiscale des exploitants agricoles relevant du régime réel simplifié d’imposition.
Son objectif est double :
- déclarer les différentes provisions inscrites dans la comptabilité de l’exploitation ;
- récapituler certains crédits d’impôt bénéficiant à l’entreprise agricole.
Ces informations permettent à l’administration fiscale de contrôler la cohérence entre la comptabilité, les écritures fiscales et le résultat déclaré.
Le formulaire ne sert donc pas à calculer directement le bénéfice agricole. Il complète les autres tableaux de la liasse fiscale afin de fournir une vision détaillée des mouvements comptables susceptibles d’avoir une incidence fiscale.
Il accompagne notamment les formulaires suivants :
- 2139-SD : déclaration de résultat ;
- 2139-A-SD : bilan simplifié ;
- 2139-B-SD : compte de résultat simplifié ;
- 2139-C-SD : composition du capital social ;
- 2139-D-SD : filiales et participations.
L’ensemble de ces documents forme la liasse fiscale des bénéfices agricoles au régime réel simplifié.
Pourquoi ce formulaire est-il important ?
De nombreux exploitants considèrent ce document comme un simple tableau administratif. Pourtant, il possède une véritable portée fiscale.
Les provisions inscrites dans la comptabilité peuvent diminuer temporairement le bénéfice imposable lorsqu’elles répondent aux conditions prévues par la législation.
Inversement, lorsqu’une provision n’a plus de raison d’être, elle doit être reprise et réintégrée dans le résultat fiscal.
Le formulaire 2139-E-SD permet ainsi d’assurer le suivi de ces opérations.
Il constitue également un outil de contrôle pour l’administration fiscale qui peut vérifier :
- la justification des provisions ;
- leur évolution ;
- leur reprise ;
- leur impact sur le résultat fiscal.
Le tableau relatif aux crédits d’impôt répond au même objectif.
Les montants déclarés doivent être cohérents avec les autres déclarations fiscales et avec les justificatifs conservés par l’exploitation.
Qui doit remplir le formulaire 2139-E-SD ?
Le formulaire concerne principalement les exploitants agricoles imposés selon le régime réel simplifié.
Parmi les structures concernées figurent notamment :
- les exploitants agricoles individuels ;
- les EARL ;
- les GAEC ;
- les SCEA ;
- certaines exploitations familiales ;
- d’autres sociétés agricoles relevant du régime réel simplifié.
En revanche, les exploitants bénéficiant du régime micro-BA ne remplissent pas cette liasse fiscale.
Le formulaire est transmis avec les autres tableaux composant la déclaration annuelle des bénéfices agricoles.
À quel moment faut-il le compléter ?
Le formulaire est préparé lors de l’établissement de la liasse fiscale annuelle.
Dans la pratique, le travail est souvent réalisé par :
- l’exploitant lui-même ;
- un cabinet comptable ;
- un expert-comptable spécialisé en agriculture ;
- un organisme de gestion agréé.
Avant de compléter le document, plusieurs éléments doivent être disponibles :
- le grand livre ;
- la balance comptable ;
- le journal des écritures ;
- le tableau des amortissements ;
- les justificatifs des provisions ;
- les documents relatifs aux crédits d’impôt.
Une bonne préparation facilite considérablement le remplissage du formulaire.
Comprendre la notion de provision
Le terme « provision » est souvent source de confusion.
Il ne s’agit ni d’une dépense réellement payée ni d’une simple réserve financière.
Une provision correspond à une charge probable que l’exploitation estime devoir supporter ultérieurement.
Elle est comptabilisée dès lors que plusieurs conditions sont réunies.
Par exemple :
- un risque identifié ;
- une perte probable ;
- une obligation née au cours de l’exercice ;
- un événement suffisamment documenté.
Cette anticipation permet de présenter une image plus fidèle de la situation financière de l’exploitation.
Toutes les provisions ne sont cependant pas déductibles fiscalement.
Certaines doivent répondre à des critères très précis fixés par la réglementation fiscale.
Les principales catégories de provisions
Les exploitations agricoles peuvent rencontrer plusieurs types de provisions.
Les provisions pour risques
Elles concernent un risque clairement identifié susceptible d’entraîner une charge future.
Le risque doit être suffisamment probable pour justifier la comptabilisation.
Les provisions pour charges
Ces provisions anticipent une dépense future dont le principe est connu mais dont le montant exact reste incertain.
Les provisions pour dépréciation
Elles constatent une perte de valeur d’un actif.
Cela peut concerner :
- certaines créances ;
- des stocks ;
- des immobilisations dans des cas particuliers.
Les provisions réglementées
Certaines provisions sont prévues directement par les textes fiscaux.
Leur régime est spécifique et leur suivi doit être assuré avec précision afin de respecter les obligations déclaratives.
Pourquoi les provisions sont-elles importantes ?
Les provisions participent à une meilleure gestion financière de l’exploitation.
Elles permettent notamment :
- d’anticiper certains risques ;
- de respecter le principe de prudence comptable ;
- de répartir certaines charges sur plusieurs exercices lorsque les règles le permettent ;
- de présenter des comptes plus fidèles.
Sur le plan fiscal, elles peuvent également avoir un impact sur le résultat imposable.
C’est pourquoi leur suivi est particulièrement surveillé lors des contrôles fiscaux.
Les crédits d’impôt agricoles
La seconde partie du formulaire concerne les crédits d’impôt.
Un crédit d’impôt constitue un avantage fiscal accordé par l’État afin d’encourager certaines dépenses ou certains comportements.
Contrairement à une simple réduction d’impôt, le crédit d’impôt peut, dans certaines situations, donner lieu à un remboursement lorsque son montant dépasse l’impôt dû.
Dans le secteur agricole, plusieurs dispositifs peuvent être concernés selon la réglementation en vigueur et la situation de l’exploitation.
Parmi les principaux crédits d’impôt figurent notamment :
- le crédit d’impôt pour remplacement de l’exploitant ;
- le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique lorsqu’il est applicable ;
- le crédit d’impôt pour la formation du dirigeant ;
- d’autres dispositifs prévus par la législation fiscale.
Chaque crédit d’impôt répond à des conditions d’éligibilité précises. Les dépenses engagées doivent être justifiées et les montants déclarés doivent être cohérents avec les formulaires fiscaux spécifiques lorsqu’ils sont exigés.
Le formulaire 2139-E-SD assure ainsi le lien entre la comptabilité de l’exploitation et les avantages fiscaux déclarés. Une préparation rigoureuse permet de limiter les erreurs et de sécuriser la liasse fiscale.
Comment remplir le formulaire 2139-E-SD ? Guide étape par étape
Après avoir identifié les exploitations concernées et compris le rôle des provisions et des crédits d’impôt, il est temps de passer à la partie pratique. Le formulaire 2139-E-SD doit être rempli avec rigueur, car les informations qu’il contient doivent être cohérentes avec l’ensemble de la liasse fiscale, les comptes annuels et les justificatifs comptables de l’exploitation.
Même si ce document paraît technique au premier abord, son remplissage devient beaucoup plus simple lorsqu’il est réalisé méthodiquement.
Dans cette partie, découvrez les différentes étapes pour compléter correctement le formulaire, un exemple concret ainsi que les erreurs les plus fréquentes à éviter.
Étape 1 : Préparer tous les documents comptables
Avant même d’ouvrir le formulaire, rassemblez toutes les pièces nécessaires. Une bonne préparation permet de gagner un temps précieux et limite les risques d’omission.
Les principaux documents à réunir sont :
- le grand livre comptable ;
- la balance générale ;
- le journal des opérations diverses ;
- le bilan de clôture ;
- le compte de résultat ;
- le tableau des amortissements ;
- le registre des immobilisations ;
- les justificatifs des provisions constituées ;
- les documents relatifs aux crédits d’impôt.
Si votre comptabilité est tenue par un cabinet d’expertise comptable, ces éléments sont généralement déjà disponibles au moment de la préparation de la liasse fiscale.
Étape 2 : Identifier toutes les provisions existantes
Le formulaire demande de présenter les provisions figurant dans la comptabilité.
Il convient donc d’identifier précisément chaque provision inscrite au bilan.
Pour chacune d’elles, vérifiez :
- sa nature ;
- sa date de constitution ;
- son objet ;
- son montant initial ;
- les mouvements intervenus pendant l’exercice ;
- son solde à la clôture.
Il est essentiel de pouvoir justifier chaque provision par des documents probants.
Une provision sans justification peut être remise en cause lors d’un contrôle fiscal.
Étape 3 : Contrôler les mouvements de l’exercice
Une fois les provisions recensées, il faut analyser les mouvements intervenus pendant l’exercice comptable.
Ces mouvements comprennent notamment :
- les nouvelles provisions constituées ;
- les augmentations éventuelles ;
- les diminutions ;
- les reprises partielles ;
- les reprises totales.
Chaque variation doit être parfaitement expliquée.
Le montant inscrit à la clôture doit correspondre aux comptes comptables.
Une simple erreur de report peut entraîner une incohérence entre plusieurs tableaux de la liasse fiscale.
Étape 4 : Vérifier les provisions réglementées
Certaines provisions bénéficient d’un régime fiscal particulier.
Avant de les reporter sur le formulaire, assurez-vous que toutes les conditions prévues par la réglementation sont respectées.
Vérifiez notamment :
- les plafonds éventuels ;
- les conditions d’éligibilité ;
- la durée de conservation ;
- les modalités de reprise.
Le respect de ces règles est indispensable pour conserver l’avantage fiscal attaché à ces dispositifs.
Étape 5 : Déclarer les crédits d’impôt
Le formulaire permet également de faire apparaître certains crédits d’impôt liés à l’exploitation agricole.
Avant de compléter cette partie, il convient de vérifier :
- que le crédit d’impôt est bien applicable ;
- que toutes les conditions sont remplies ;
- que les dépenses sont justifiées ;
- que les montants sont correctement calculés.
Les crédits d’impôt sont généralement accompagnés d’autres formulaires spécifiques.
Les montants reportés sur le formulaire 2139-E-SD doivent être parfaitement cohérents avec ces déclarations.
Étape 6 : Vérifier la cohérence avec la liasse fiscale
Avant la transmission, prenez le temps d’effectuer un contrôle global.
Les montants figurant sur le formulaire doivent être cohérents avec :
- le bilan simplifié ;
- le compte de résultat ;
- la déclaration de résultat ;
- les tableaux des immobilisations ;
- les comptes comptables.
Cette vérification finale permet de détecter la majorité des erreurs de saisie.
Télécharger les formulaires 2139-SD
Retrouvez ci-dessous les documents officiels liés aux bénéfices agricoles au régime réel simplifié.
Télécharger le formulaire 2139-SD – Déclaration Télécharger le formulaire 2139-LIASSE-BA-RSI Télécharger la notice 2139-NOT-SDExemple pratique de remplissage
Prenons l’exemple d’une exploitation céréalière soumise au régime réel simplifié.
Au début de l’exercice, l’exploitation possède :
- une provision pour litige de 8 000 € ;
- une provision pour dépréciation de stock de 3 500 €.
Au cours de l’année :
- une nouvelle provision de 2 000 € est constituée ;
- une ancienne provision est reprise pour 1 500 € ;
- un crédit d’impôt formation du dirigeant est obtenu.
Le tableau des provisions fera apparaître :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Provision d’ouverture | 11 500 € |
| Nouvelle provision | 2 000 € |
| Reprise | -1 500 € |
| Provision de clôture | 12 000 € |
Les crédits d’impôt seront reportés dans la rubrique prévue à cet effet avec les justificatifs correspondants.
Exemple de contrôle avant dépôt
Avant d’envoyer la liasse fiscale, l’exploitant vérifie plusieurs points.
Les comptes de provisions présents dans la balance doivent correspondre exactement aux montants inscrits sur le formulaire.
Les reprises comptabilisées doivent apparaître dans le compte de résultat.
Les crédits d’impôt doivent être identiques aux montants déclarés sur les formulaires fiscaux dédiés.
Enfin, le résultat fiscal obtenu après prise en compte des provisions doit rester cohérent avec l’ensemble des tableaux de la déclaration.
Les erreurs les plus fréquentes
Certaines erreurs reviennent régulièrement lors de l’établissement de la liasse fiscale.
Oublier une provision
Il arrive qu’une provision ancienne soit oubliée.
Cette omission crée immédiatement une différence entre la comptabilité et la déclaration fiscale.
Déclarer une provision sans justificatif
Chaque provision doit être documentée.
Sans élément justificatif, elle peut être rejetée lors d’un contrôle.
Oublier une reprise
Lorsqu’une provision n’a plus lieu d’être, elle doit être reprise.
L’oubli de cette opération entraîne un résultat fiscal erroné.
Reporter un mauvais montant
Une erreur de saisie peut rapidement créer une incohérence entre :
- la balance ;
- le bilan ;
- la déclaration de résultat ;
- le formulaire 2139-E-SD.
Une simple vérification permet souvent d’éviter ce type d’erreur.
Mauvaise classification des provisions
Toutes les provisions n’appartiennent pas à la même catégorie.
Une mauvaise ventilation peut compliquer le contrôle fiscal et entraîner des demandes de renseignements complémentaires.
Déclarer un crédit d’impôt non éligible
Avant de déclarer un crédit d’impôt, il est indispensable de vérifier les conditions prévues par la réglementation.
Déclarer un avantage fiscal auquel l’exploitation n’a pas droit peut conduire à un redressement.
Négliger les justificatifs
Même si certains justificatifs ne sont pas transmis avec la liasse fiscale, ils doivent être conservés.
En cas de contrôle, l’administration peut demander :
- les calculs détaillés ;
- les factures ;
- les contrats ;
- les documents comptables ;
- tout élément démontrant la réalité des provisions ou des dépenses ouvrant droit à un crédit d’impôt.
Les bonnes pratiques pour sécuriser votre déclaration
Afin de limiter les risques d’erreur, il est recommandé de suivre une méthode de travail rigoureuse.
Avant chaque dépôt :
- rapprochez les montants avec la balance comptable ;
- contrôlez les écritures de provisions ;
- vérifiez les reprises de l’exercice ;
- conservez tous les justificatifs ;
- comparez les montants avec les autres formulaires de la liasse fiscale ;
- effectuez une dernière relecture avant la télétransmission.
Cette organisation permet de produire une déclaration fiable, cohérente et conforme aux exigences de l’administration fiscale, tout en réduisant le risque de demandes d’informations complémentaires ou de rectifications ultérieures.
Délais de dépôt, télétransmission, conseils pratiques
Après avoir préparé le formulaire 2139-E-SD et vérifié l’ensemble des informations comptables, une dernière étape reste indispensable : respecter les obligations déclaratives imposées par l’administration fiscale. En effet, même un formulaire correctement rempli peut entraîner des pénalités s’il est transmis hors délai ou selon une procédure non conforme.
Cette dernière partie présente les principales échéances, les modalités de télétransmission, plusieurs conseils pratiques pour sécuriser votre déclaration ainsi qu’une FAQ répondant aux questions les plus fréquentes.

Les délais de dépôt du formulaire 2139-E-SD
Le formulaire 2139-E-SD ne s’envoie jamais seul.
Il fait partie de la liasse fiscale 2139 des exploitants agricoles soumis au régime réel simplifié.
Chaque année, cette liasse doit être déposée dans les délais fixés par l’administration fiscale.
En pratique, la date limite correspond généralement au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, avec un délai supplémentaire lorsque la déclaration est transmise par voie dématérialisée selon le calendrier publié par l’administration fiscale. Les échéances exactes peuvent varier d’une campagne déclarative à l’autre.
Il est donc recommandé de consulter chaque année le calendrier officiel afin d’éviter tout retard.
Pourquoi respecter les délais ?
Le non-respect des délais peut avoir plusieurs conséquences.
L’administration fiscale peut notamment appliquer :
- des intérêts de retard ;
- des majorations ;
- une demande de régularisation ;
- un contrôle plus approfondi du dossier.
Au-delà des sanctions financières, un dépôt tardif peut également retarder le traitement de certains crédits d’impôt ou nécessiter des échanges complémentaires avec le service des impôts.
Respecter les échéances constitue donc une étape essentielle de la gestion fiscale de l’exploitation.
La télétransmission est-elle obligatoire ?
Aujourd’hui, la déclaration des bénéfices agricoles est réalisée de manière dématérialisée.
Les exploitants relevant du régime réel simplifié transmettent leur liasse fiscale, comprenant le formulaire 2139-SD et ses annexes, par voie électronique selon les procédures prévues par l’administration fiscale. Le formulaire PDF peut servir de support de préparation, mais il ne remplace pas la déclaration dématérialisée.
Cette télétransmission présente plusieurs avantages :
- réduction des erreurs de saisie ;
- contrôle automatique de certaines incohérences ;
- accusé de réception électronique ;
- traitement plus rapide par l’administration ;
- meilleure traçabilité des déclarations.
Comment transmettre la liasse fiscale ?
Plusieurs solutions existent.
Depuis un logiciel de comptabilité
La majorité des cabinets comptables utilisent un logiciel compatible avec les procédures de télétransmission fiscale.
Les informations sont exportées directement au format attendu par l’administration.
Depuis un expert-comptable
De nombreux exploitants confient leur déclaration à un expert-comptable.
Celui-ci prépare :
- les comptes annuels ;
- la liasse fiscale ;
- les annexes ;
- la télétransmission.
Cette solution permet de sécuriser l’ensemble de la procédure.
Depuis l’espace professionnel
Selon la situation de l’exploitation, certaines démarches peuvent être réalisées depuis l’espace professionnel sur le portail de l’administration fiscale, conformément aux modalités prévues pour la campagne déclarative.
Les vérifications à effectuer avant l’envoi
Avant toute transmission, prenez le temps de réaliser un contrôle final.
Voici une liste de vérification particulièrement utile.
Vérification des informations générales
Contrôlez :
- le nom de l’exploitation ;
- le numéro SIREN ;
- l’adresse ;
- la date de clôture ;
- le régime fiscal.
Vérification des provisions
Assurez-vous que :
- toutes les provisions sont présentes ;
- les montants correspondent à la comptabilité ;
- les reprises ont été enregistrées ;
- les justificatifs sont disponibles.
Vérification des crédits d’impôt
Contrôlez :
- les calculs ;
- les conditions d’éligibilité ;
- les formulaires complémentaires ;
- les reports dans les autres déclarations.
Vérification de la cohérence globale
Le formulaire 2139-E-SD doit être cohérent avec :
- le bilan simplifié ;
- le compte de résultat ;
- la déclaration 2139-SD ;
- les écritures comptables ;
- les tableaux des immobilisations.
Une dernière relecture permet souvent de détecter une erreur de saisie ou un oubli.
Nos conseils pour éviter un contrôle fiscal
Même si aucun document ne permet d’éviter totalement un contrôle, certaines bonnes pratiques réduisent considérablement les risques d’anomalie.
Il est conseillé de :
- tenir une comptabilité régulièrement mise à jour ;
- conserver les justificatifs pendant la durée légale ;
- expliquer clairement chaque provision ;
- documenter les calculs des crédits d’impôt ;
- rapprocher les montants entre les différents tableaux ;
- utiliser la notice officielle lors du remplissage.
Une déclaration cohérente inspire davantage confiance et facilite les échanges avec l’administration.
Faut-il conserver les justificatifs ?
Même lorsqu’ils ne sont pas joints à la déclaration, les documents justificatifs doivent être archivés.
Il est recommandé de conserver notamment :
- les factures ;
- les contrats ;
- les tableaux de calcul ;
- les pièces relatives aux provisions ;
- les documents concernant les crédits d’impôt ;
- les écritures comptables.
Ces éléments pourront être demandés en cas de contrôle fiscal.

FAQ
Le formulaire 2139-E-SD est-il obligatoire ?
Oui, lorsqu’une exploitation agricole relève du régime réel simplifié et doit produire la liasse fiscale correspondante comprenant ses annexes.
Peut-on remplir le formulaire directement en PDF ?
Le formulaire PDF permet de préparer les informations, mais la déclaration est ensuite transmise par voie électronique selon les modalités prévues par l’administration.
À quoi sert le relevé des provisions ?
Il permet de suivre les provisions comptables ayant un impact fiscal et d’assurer leur cohérence avec les autres éléments de la liasse fiscale.
Les crédits d’impôt sont-ils automatiquement accordés ?
Non.
Chaque crédit d’impôt répond à des conditions particulières.
L’exploitation doit être en mesure de démontrer son éligibilité.
Qui peut remplir le formulaire ?
L’exploitant lui-même lorsqu’il maîtrise les règles fiscales, un expert-comptable ou un organisme spécialisé dans la gestion comptable des exploitations agricoles.
Où transmettre le formulaire ?
Le formulaire 2139-E-SD est transmis avec l’ensemble de la liasse fiscale au Service des impôts des entreprises (SIE) par voie dématérialisée.
Que faire en cas d’erreur après l’envoi ?
Si une erreur est détectée après la transmission, il convient de prendre rapidement contact avec l’administration fiscale ou votre expert-comptable afin d’étudier les modalités de régularisation.
Le formulaire 2139-E-SD constitue une annexe essentielle de la liasse fiscale des exploitants agricoles soumis au régime réel simplifié. Son objectif est d’assurer un suivi précis des provisions comptables et de certains crédits d’impôt ayant une incidence sur le résultat fiscal.
Même si ce document peut sembler technique, une bonne préparation, une comptabilité rigoureuse et une vérification méthodique des informations permettent de limiter les erreurs et de sécuriser la déclaration annuelle. En respectant les délais de dépôt, les règles de télétransmission et les exigences de conservation des justificatifs, les exploitants agricoles disposent d’un dossier fiable et conforme aux attentes de l’administration fiscale.
